Critiques Cinéma du blog ameliebertrand

Retrouvez ici les critiques de cinéma de Bertrand, avec le classement suivant : les films à voir, les films que l'on peut voir -à la rigueur- et les films que l'on peut ne pas voir...

01 juillet 2008

Le Monde de Narnia - chapitre 2 PRINCE CASPIAN

CASPIAN

Un film qu'on peut voir à la rigueur

La première séquence à Londres illustre bien le désarroi des quatre jeunes héros de Narnia 1. Après avoir été pris pour des rois et des reines à Narnia pendant de longues années, le retour sur la terre ferme pose problèmes. Peter se bat contre trois personnes qui l'avaient bousculé. Edmund part défendre son frère en se revoyant tous les deux les rois qu'ils étaient jadis.

Le miracle recommencera, la magie ouvrira à nouveau les portes de Narnia... les quatre héros sont rappelés par la corne de Susanne. La corne a été sonnée par Caspian, prince légitime du royaume des Telmariens (ceux qui ont détruits le monde narnien) qui est pourchassé par son oncle, Miraz. Caspian va se retrouver avec les créatures de Narnia, les souris, les blaireaux, les centaures pour éliminer Miraz.

Ils se battent pour le pouvoir, pour le retour de la magie dans un monde révolu... en gardant l'espor de retrouver le lion Aslan, espéré par tous, mais invisible, sauf de la petite LUCY.
On ne peut pas aimer sans retenue ce film, en comparaison du premier, la musique du film n'est pas envoutante. Ici, elle est classique, sans reliefs, sans frissons : A l'image du film... A quelques reprises seulement on frissonne de plaisir. Ce qui m'éclate par contre dans ces films, les Narnia, c'est l'héroïsme des enfants qui décident d'aller combattre, tout en sachant qu'ils risquent la mort. J'ai trouvé en revanche qu'à de nombreuses reprises le film s'enlise dans un romantisme désagréable, qui nuit à l'action des combats (beaucoup moins puissants que pour Narnia 1).
Les jeunes acteurs se débrouillent bien dans le film, le doublage doit est pourtant mauvais... Au niveau des personnages, ma préférence va à Edmund, qui comme dans le premier est sans doute le personnage qui a le plus d'intérets. Je ne supporte pas de voir la tête de Peter, son arrogance de Roi Suprème m'insupporte...

Narnia 2 donne cependant envie de vite découvrir les derniers livres, les dévorer pour connaitre le fin mot de l'histoire, d'après ce qu'on m'a dit la conclusion du tome 7 (si je ne me trompe pas) dévoile tous les mystères... J'attends cela avec impatience.

Comme je m'y attendais, Narnia Prince Caspian n'arrive pas au niveau du premier. Il y a de très nombreuses différences avec le livre. C'est un film qu'on peut voir à la rigueur, mais on peut fort bien attendre le DVD...

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15 mois de cinéma avec vous

Les 7 films du mois de Juin

(snif snif snif -trop peu de films ce mois ci)

LES FILMS A VOIR
bonsbaisersaffaire

LES FILMS QU'ON PEUT VOIR A LA RIGUEUR
sexandthecityauboutpersonne

LES FILMS QU'ON PEUT NE PAS VOIR

21phenomes

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29 juin 2008

Bons baisers de Bruges

bonsbaisers

Un film à voir

La première vraie surprise de cette fête du cinéma...
Pendant trois jours vous pouvez découvrir de nombreux films... Je vous conseille vivement de faire un détour d'1h40 à Bruges, la ville Belge du chocolat, une ville qui est au centre de ce film anglais.

Colin Farrell... aaaah, réjouissant et extraordinaire dans son rôle. Un régal !

Le film raconte le destin de deux hommes, différents mais amis : des tueurs à gages. Leur patron (Ralph Fiennes) les envoie à Bruges après une mission qui a plutôt mal tourné. On la voit d'ailleurs dans une très belle séquence de flashback qui présente super bien les troubles du personnage principal.
A Bruges, nos deux acolytes devront ronger leur frein avant l'appel du boss qui va annoncer à l'un d'entre d'eux, de tuer l'autre.

Les bases du scénario sont posés, et le délice peut commencer. Les personnages sont très bien construits : leurs motivations et leurs comportements sont crédibles, amusant et touchant.
C'est un film qui peut paraître étrange, il l'est... évidement !
C'est avec une très belle musique qui accompagne nos anti-héros, que l'on va découvrir une belle ville de Bruges, malgré le peu de bonne volonté du personnage joué par Colin Farrell, on se prend à aimer cette ville, cette atmosphère. Il y a également un petit clin d'œil au plus grand plan du cinéma, le plan séquence d'ouverture de La soif du mal de Orson Welles. Dans Bons baisers de Bruges, on retrouve toute une série de situations haletante (la course poursuite finale est l'apothéose du film), quelques dialogues savoureux et nous avons tous les ingrédients pour adorer ce film qui je l'espère aura un beau succès.

Colin Farrell comme on ne l'a jamais vu, humain, touchant, drôle, piquant, sensible... On rit beaucoup dans ce film, on n'est pas loin aussi de pleurer à la fin. Ce nouveau réalisateur anglais, qui est aussi dramaturge, imprime une magie à ce scénario, à ce film. On est conquis. On a envie de le revoir... Un seul mot MAGNIFIQUE

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25 juin 2008

Au bout de la nuit

aubout

Un film qu'on peut voir à la rigueur

Un film avec Keanu Reeves, qui se fait rare depuis les Matrix, c'est toujours intrigant. Un réalisateur choc (David Ayer), avec qui on découvrait Christian Bale dans une Bad Times noir, sombre et violent... ça promet !
Au bout de la nuit est dans le même style : violence et flic ripoux...

Le scénario révèle ses intrigues progressivement, la nuit est longue pour notre Keanu adoré, le dernier plan, le jour se lève, enfin... Que de rebondissements, que d'actions pendant 1h49...
On pense parfois à La Nuit nous appartient avec cependant moins de maitrise et moins de brio, mais ce film américain qu'on peut qualifier d'ultra violent fait passer un très bon moment.

Keanu Reeves joue un flic très mystérieux, en solo, il règle ses comptes avec des criminels et arrange avec son chef d'équipe la vérité à sa façon. C'est un film qui fait la part belle aux erreurs judiciaires, les suspects sont coupables avant tout procès, il n'y a pas de présomption d'innocence, un flic vient chez vous et fait sa justice. Sans sa femme morte quelques années auparavant ce flic sans repères, à qui on s'attache néanmoins, passe ses journées à boire dans sa grosse voiture noire. Une vie de haine et d'amertune passée à tuer les criminels comme s'ils étaient tous responsables de la mort de sa femme.

Au bout de la nuit ne laisse pas indifférent, c'est son objectif. David Ayer depuis deux films avec Bad Times imprime sa vision de l'amérique des grandes villes, Los Angeles, cité sombre aux flics criminels, ripoux et dealer... Une amérique "façon" cinéma blockbuster tout en étant à la marge. Un réalisateur à suivre !

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20 juin 2008

La personne aux deux personnes

personne

Un film qu'on peut voir à la rigueur


Alain Chabat rencontre Daniel Auteuil... dans l'intimité !

Un duo explosif, qui s'essouffle cependant un peu avant la fin, avant un épilogue et un générique
à l'image du film : tordant de rire ! Avis aux amateurs de l'humour Chabat, ce film en regorge, ceux qui aiment moins cet esprit devraient il me semble, attendre la diffusion du film à la télé.

Quand le film commence le spectateur ne sait pas trop il a mis les pieds, Gilles Gabriel est au volant de sa voiture, un petit 4/4 Suzuki quand sa chanson Flou de toi est diffusée sur Nostalgie. Très heureux il en oublie le code de la route et renverse un homme : Daniel Auteuil... Peu de temps après l'accident, Chabat va se retrouver dans le corps d'Auteuil. Sans rien pouvoir contrôler, il assiste à la vie très mécanique et peu passionnante de cette personne. Malgré les différences, l'amitié va pourtant naître... L'explication de ce phénomène curieux n'a pas lieu mais le spectateur n'est pas frustré.
Alain Chabat et les deux réalisateurs Nicolas et Bruno ont eu envie de délirer à travers ce film... Et pourtant cette comédie sans prétention fait quand même réfléchir sur la solitude, et sur l'amitié...

La personne aux deux personnes est un film qui devrait avoir un petit succès, au vu des films plutôt calamiteux en ce moment au cinéma "populaire", il a tout à fait sa place, les fans de Chabat seront ravis, ceux de Auteuil le retrouveront très surpris, dans un rôle innovant. Loin de ses derniers personnages.

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18 juin 2008

Las Vegas 21

21

Un film qu'on peut ne pas voir


Blackjack... Le valet noir.
Cette divertissante partie de cartes et de mensonges ne tient pas la longueur. Deux heures, c'est trop !

Le film démarre mal, et finit mal. Entre les deux, on voit s'agiter quelques jeunes surdoués... on entend une musique et une ambiance Las Vegas qui insupporte...
Las Vegas 21 ne m'a pas convaincu du tout.

Je m'attendais à un autre genre de film, plus basé sur la manipulation sur les tours de passe passe. Le Blackjack pour ceux qui ne savent pas est un jeu où le hasard n'a pas beaucoup d'importance, c'est un jeu où la logique mathématique est importante. On peut compter les cartes (si on est doué bien sur). Pendant ce film on assiste pendant deux heures à des "matchs" de blackjack sans passion, on sait qu'ils trichent et qu'ils vont gagner. A coté des matchs de Poker de Casino Royale du dernier James Bond, Las Vegas 21 fait peine à voir !

On sait aussi très rapidement que le "gars" de la sécurité va en choper un et sans doute le tabassera. Tout est vite prévisible. La réalisation, n'en parlons même pas... Kevin Spacey n'apporte rien... Les autres jeunes acteurs non plus, j'ai juste eu un faible pour les deux gros intellos qui sont rejettés par leur meilleur copain, j'aime bien les délaissés. Mais c'est bien léger.

Bref, une déception, un film qui ne mérite pas le détour. Je ne sais pas à quel public il s'adresse, en tout cas, c'est très très bof bof bof... Passez !

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17 juin 2008

Phénomènes

phenomenes

Un film qu'on peut ne pas voir

Décevant...

Il est dur de sortir toujours Le grand film... Shyamalan reste depuis plusieurs films toujours dans le même esprit, des films de frissons, avec des grands moments de stress, de tension. Phénomènes n'arrive pas à la cheville des précédents. Même si le troisième film, Signes était déjà moins bon, ce dernier est incompréhensible. On n'a pas envie de croire que ce film soit sérieux. J'avais l'impression que c'était une parodie de film catastrophe.

Pauvre Mark Wahlberg, les acteurs jouaient tous sans exception comme des pieds, les dialogues étaient nuls, les émotions invisibles. Le scénario que j'espérais brillant à certes quelques bonnes idées, la raison de ce phénomène est bien dans l'air du temps, mais est ce que cela va faire changer les choses ? A priori non... Certains américains (et des européens) resteront convaincus que cela est impossible, il est vrai que cela paraît un peu abhérant.

On a envie d'aimer ce film parce que Shyamalan est un vrai grand cinéaste mais on ne peut plus tolérer qu'il rate ses bonnes idées. Le Village avait quelques défauts qui nuisaient à l'ensemble du film, Signes avait un coté donneur de leçon qui me gavait... Les deux premiers rien à dire... Ce dernier film présente l'intérêt de n'avoir que deux ou trois moments forts, en ce qui concerne les frissons. Deux trois sursauts... Des beaux plans de morts. Rien de plus !

Après avoir lu Cellulaire de Stephen King, Phénomènes est bien faible en comparaison. J'attends la sortie de l'adaptation du roman de King pour mieux pouvoir comparer. Phénomènes ne m'a pas fait bonne impression.
Je ne le conseille pas.

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05 juin 2008

Affaire de famille

affaire

Un film à voir

Affaire de famille fait passer aux spectateurs un grand moment de plaisir...
Le film a beaucoup de charme, et relativement peu de défauts.

Un soir de match de coupe de Trance entre Grenoble et Dijon, deux malfrats volent la recette. La police est sur place, ils doivent se débarrasser du sac qui apparaitra quelques temps après dans la maison d'une famille très classique. L'arrivée du sac, contenant un pistolet et de l'argent va mettre à mal l'équilibre de cette maisonnée, et les mensonges se succèderont...

Tout ceci est raconté sous plusieurs angles différentes : celui du père (André Dussollier) ancien footballeur de l'équipe de l'ASSE de la grande époque (avec une superbe scène dans son bureau avec la musique "allez les verts"). celui de la mère (Miou Miou) amoureuse de chocolat et propriétaire d'une petite boutique de souvenirs. Et la fille, dans un âge rebelle, mystérieuse et surprenante...

Enquête policière... Comédie familiale... Film de gangsters...
Tous les genres sont réunis et tout le monde y trouve son bonheur. Le scénario recèle de nombreuses pépites et une fin extraordinaire. On est conquis par ce clan familial qui se déchire mais qui s'aime quand même. On apprécie aussi les plans dans l'hôtel mystérieux qui font penser à Shining de Kubrick, une atmosphère souvent oppressante... mais dés que les mystères se résolvent, on applaudit des deux mains... Pressé de le revoir, impatient de retrouver l'ensemble de ces personnages, tellement attachants même dans leurs défauts.

Je conseille à tout le monde d'aller voir ce petit film, on passe un excellent moment, dans le sombre comme dans le gai. Affaire de famille est La surprise du moment !


Plus d'infos sur ce film

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01 juin 2008

Sex and the city (le film)

sex

Un film qu'on peut voir à la rigueur

Ne connaissant pas tellement la série (je n'ai vu que deux ou trois épisodes), je me demandais comment les scénaristes allaient se débrouiller pour contenter tout le monde, les fans hystériques et les novices... Le film en réalité est très didactique et la célèbre voix off de la série, celle de Sarah Jessica Parker, explique bien tout au début du film. Une fois les personnages présentés, l'intrigue (un peu à l'eau de rose) peut commencer.

Le film comme la série parle d'amour, de fidélité, de mariage, de sexe... Beaucoup de sexe ! Les dialogues sont savoureux, parfois terriblement osés et au final le spectateur ressent un grand plaisir à écouter ces bourgeoises se dévoiler. Je n'ai pas trouvé beaucoup de points communs entre elles et moi, leur goût pour le luxe, les sacs Louis Vuiton, Prada... etc, cela ne m'intéresse pas... Mais bon, il y en a qui aime ! On voit aussi de nombreux liens avec l'autre film dans la mode Le diable s'habille en Prada... Deux comédies romantiques qui se ressemblent un peu, des jolies filles, des très beaux manteaux, des belles chaussures... Les amatrices de mode et de défilés seront vernies. Les autres devront trouver d'autres plaisirs.

Ne boudons pas le film
seulement pour cela, dans le fond on passe un moment agréable. Les quatre héroïnes ont toutes des histoires différentes (il en faut pour tous les goûts) mais l'amitié entre elles 4 perdure jusqu'à la fin, malgré les non-dits et les mystères... Attention aux oreilles, leurs cris de furies sont assez surprenants ! Un petit bémol pour la musique un peu forte lors de la projection, une musique pas vraiment à mon goût en plus... ça n'arrange rien !

Sex and the city perd progressivement le coté acide que l'on aimait, et même si le film devient finalement une banale comédie romantique, un peu comme son voisin Le journal d'une baby-sitter,  ce 'petit' film est plaisant à voir, bref : une comédie qu'on peut voir pour finir une après-midi shopping par exemple !

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14 mois de cinéma avec vous

Les 13 films du mois de mai

LE FILM A VOIR

deuxjours

LES FILMS QU'ON PEUT VOIR
battaile15ans11n_68

LES FILMS QU'ON PEUT VOIR A LA RIGUEUR
cleanersiloinbabysitter
teethJACK

LES FILMS QU'ON PEUT NE PAS VOIR
funnyalibiiron_man

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29 mai 2008

Nés en 68

n_68

Un film qu'on peut voir

Nés en 68 raconte l'histoire d'une famille, d'une époque et d'une génération. Une durée de 2h53 pour retranscrire 40 ans de la vie d'une hippie, Laeticia Casta, de ses choix, de ses amours...
Le film commence dans la violence des manifestations de 68, une jeune femme se fait clandestinement avorter. Quelques mois après, avec une bande d'amis révolutionnaires, elle s'installe dans une ferme abandonnée dans le Lot et ensemble ils veulent reconstruire le monde à leur façon.

La communauté au fil des années perd des membres, s'aggrandit, les conflits naissent... Laeticia Casta est le centre du film mais autour d'elle va graviter une multitude de personnages, on s'y perd parfois... des enfants vont naître, grandir, faire des choix à leur tour. C'est ce passage qui m'a le plus intéressé, la moitié du film, au début les hurluberlus soixante-huitards accrochent moins le spectateur, il ya peut-être trop de clichés dans la représentation de la vie d'une communauté. C'est à l'arrivée des jeunes acteurs, qui le film se réveille. Les questions se font plus contemporaines, les idées de 68 sont déjà contestées par les enfants, surtout en ce qui concerne l'amour libre, à l'heure du sida...

Le film s'étend sur une très longue période, il y a des problèmes évidemment au niveau du physique des acteurs, le corps de Laeticia Casta demeure extraordinairement bien préservé malgré l'âge ! Ces détails importent au final peu, on est pris par l'histoire, par ces individus qui n'ont pas changé le monde, mais qui ont essayé.

Nés en 68 est un film qu'on peut voir, un film très actuel par les thèmes qu'il convoque. Même si les réalisateurs ont souvent eu envie d'aller vers le drame, avec des effets trop appuyés, on se prend au jeu de cette balade dans le temps.

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26 mai 2008

Cleaner

cleaner

Un film qu'on peut voir à la rigueur

Une enquête policière avec Samuel L Jackson et Ed Harris... ça donne forcément envie !
La réalisation dans les trente premières minutes ne déçoit pas, bien au contraire, une atmosphère inquiétante... Un Samuel L Jackson sans cesse sur attentif à son environnement.

Le début démarre bien, la suite est moins bonne. L'intrigue policière qui devient classique dans tous les sens du terme, avec les flics ripoux d'un coté et les flics méchants de l'autre (il n'y a pas beaucoup de "bons" dans ce film, sauf peut-être l'innocente petite fille). Dans cette ville, les policiers s'affrontent, un gros responsable mélange les cartes et les petits individus essaient tant bien que mal de ne pas se faire attraper.

L. Jackson ancien flic devenu technicien de nettoyage des scènes de crimes va en fait, par erreur, un jour, nettoyer un crime, sans que la police ne soit au courant... Il va rentrer sur la liste des coupables malgré lui, alors qu'il n'aspire qu'au bonheur de voir sa fille grandir depuis la disparition tragique de la mère.

Les flics ripoux et les flics méchants vont donc tous tourner autour du "gentil" L. Jackson, l'étau va se refermer... Cleaner est un film agréable à voir, qui ne va pas vous prendre la tête, il ne dure qu'1h25, pas de quoi casser trois pâtes à un canard... A voir à la rigueur, si on a tout vu au cinéma !

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21 mai 2008

Si loin

siloin

Un film qu'on peut voir à la rigueur
si on en a l'opportunité


Si loin est un film équatorien racontant le voyage de deux filles lors d'une journée de grève. L'une Espéranza, espagnole, en voyage, l'autre Tristeza, étudiante équatorienne qui souhaite empêcher le mariage de son petit ami.

Un voyage initiatique dans les montagnes, le parcours des deux filles est chaotique, un voyage en autostop, en cheval ou à moto, elles s'associent pour arriver à bon port, une ville si loin de tout.

L'espagnole et l'équatorienne, deux filles différente, l'un bavarde et l'autre renfermée forment un drôle de duo, parfois se chamaillant sur des problèmes historiques quant à l'invasion de l'équateur par les espagnols... Un duo pétillant qui amuse beaucoup au début, puis l'émotion des rencontres survient, la fin du film sera plus mélancolique.
Les voyages forment la jeunesse.

Le périple s'achève une fois arrivé à destination et il n'y a plus vraiment d'intérêt. Ce qui passionnait le spectateur c'était ce road movie de deux jeunes femmes au milieu d'un pays inconnu, une fois la destination atteinte, ce n'est plus aussi bien. Un film équatorien on n'en voit pas souvent, alors il faut le soutenir...

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Indiana Jones et le crâne de cristal

INDI

Un film qu'on peut voir

Indiana Jones est enfin de retour après environ 20 ans d'absence des écrans de cinéma. Le lasso est toujours solidement ancré à sa ceinture, le chapeau vissé sur son crâne, il peut attaquer cette nouvelle aventure, se déroulant en 1957.
En pleine guerre froide, le Professeur Henri Jones va être opposé aux communistes, ceux ci recherchent un crâne permettant de contrôler l'univers... Rien que ça ! Ah, les légendes...

Quelques détails chiffonnent mais dans l'ensemble Indiana Jones est un pur film d'aventures (il y en a plusieurs) comme on les aime. De l'action, des rebondissements, de l'humour, beaucoup de punch et de vitamines... Voir ce film à minuit n'est pas un problème pour l'organisme à moins d'être terriblement fatigué, on ne s'endort pas. On reste attentif à chaque minute, toujours prêt pour l'action.

Même après tant d'absence on n'a pas l'impression d'avoir quitté Indiana Jones, il nous est toujours familié. Le portrait de l'amérique de 1957 par Spielberg et Lucas est impressionnant, l'ambiance de la guerre froide est bien ressentie par le spectateur... les décors, les courses poursuites (à moto dans les rues et dans les universités) sont splendides. Le petit nouveau de la tribu, Shia Labeouf déjà vu dans Paranoiak, tient très bien son rang face au monstre sacré : Harrison Ford.

Indiana Jones et le crâne de cristal n'est pas une déception, loin de là, l'action est soutenue, l'humour libérateur... Le rythme hallucinant. Même si ce n'est pas un chef d'oeuvre (d'ailleurs aucuns des Indiana ne l'a été) il offre au spectateur un bonne dose de frissons, d'émotions. Un film à ne pas rater si on veut voir du cinéma "à l'ancienne" sans trop d'effets numérique (il y en a tout de même, dont une scène qui me marquera longtemps, Indiana Jones au pied d'un champignon atomique... Scène magnifique du début du film qui épate et rien que pour ça je retournerai peut-être voir ce film !)


Chapeau bas Indi !

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20 mai 2008

Le journal d'une baby-sitter

babysitter


Un film qu'on peut voir à la rigueur


Anny Braddock est une jeune diplômée d'économie. Parcourant les salles de son musée préféré et admire les civilisations étrangères, son rêve n'est pas d'être chef d'entreprise dans la finance mais anthropologue.
Bafouillant lors d'un entretien d'embauche pour un boulot qu'elle ne désire pas, Anny réfléchit à sa vie, et tente de se trouver un but.

Errant dans un parc en s'imaginant clocharde la pétillante Anny (Scarlett Johanssen) va sauver un petit garçon. Sa mère entrevoyant un bon filon lui proposera immédiatement un poste de Nanny. Anny devient super Nanny. Même paire de lunettes et même dégaine que Super Nanny made in TF1...

L'enfer va commencer, car dans cet immeuble très chic de la 5è avenue, la mère (Laura Linney) n'a pas envie de s'ennuyer avec son fils. La nanny doit tout gérer.

Le journal d'une baby sitter commence bien, on sent une critique de ces personnes qui ne savent plus quoi faire de leur argent, qui alignent les soirées de charité, au lieu de privilégier les enfants. L'humour du début céde petit à petit la place à la banale comédie romantique, le beau garçon croisé dans l'ascenceur rencontre la jolie nounou... Le petit garçon au départ espiègle devient un petit ange... Il n'y a que le père qui soit définitivement un salopard.
Quelques scènes sont vraiment incroyables comme les conférences organisés pour occuper les mères riches de Manhattan. Le film pour conclure, déçoit, un peu long à finir ! Après la grande scène de Johansson se débattant devant un ours en peluche, le film s'essoufle vite, le soufflé retombe et le spectateur sort de la salle... Un peu déçu, le film aurait mérité plus de force jusqu'à la dernière scène.


Finalement Anny Braddock ne sait toujours pas quoi faire de sa vie à la fin de cette aventure...

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16 mai 2008

15 ans et demi

15ans

Un film qu'on peut voir

Je plaçais souvent dans mon esprit deux films en concurrence... Jackpot et 15 ans et demi.
Je les situais au même niveau, pas très bon d'ailleurs et cela ne me donnait pas envie de les voir... J'imaginais des films comiques n'étant pas comique, avec un humour lourd, des blagues qui tombent à plat.

C'était le cas pour Jackpot, pas pour ce film français.
Et pourtant la bande annonce n'incite pas à faire le déplacement !
Les complices de Michael Youn, François Desagnat et Thomas Soriaux réalisent un film amusant qui permet à deux générations de tenter de se comprendre un peu mieux. Le film ne veut pas sérieux mais pourtant les discussions entre enfants et parents pourront se faire après la projection.

15 ans et demi se veut accessible aux parents comme aux adolescents, cependant peut-être que les parents ne seront pas autant satisfait, sauf s'ils ont un second degré suffisament développé. Tout le monde en prend sur son garde, les parents, les adolescents (pauvre blonde. désolé pour elle...) et les bogoss (pas cool...). 

Trop pas ! Comment ils disent.. Quelle évolution du langage, avec 8 ans de plus ce langage me semble parfaitement nouveau, comme une langue étrangère... Un sentiment de dépaysement nait pendant le film, la caméra des deux compères s'installe dans la soirée des ados, dans leurs fantasmes, leurs rêves et leurs MSNs !
Un film qu'on dirait réalisé par des adolescents tant ils les comprennent bien, on aime ce film, pas comme "Et toi t'es sur qui?" qui nous ennuyait. 15 ans et demi est un film qui ne se prend pas au sérieux et on passe un très bon moment avec tous ces acteurs pétillants. Un film qu'on peut voir car de toute façon il n'y a pas grand chose au cinéma en ce moment !!

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15 mai 2008

Jackpot

jackpot

Un film qu'on peut voir à la rigueur

Jackpot ne fait pas dans la demi mesure, c'est soit tout blanc, soit tout noir comme l'affiche le laisse suggérer.

Jackpot, c'est un film tout en excès, en futilité... Un film made in Las Vegas. Les paillettes comme celles de Las Vegas brillent au début pour les deux héros qui finalement se retrouvent pris au "piège du mariage".

Quelques blagues font beaucoup rire ! si le spectateur n'est pas trop raffiné.
D'autres relèvent plutôt de la méchante blague machiste... notamment celle ou Ashton Kutcher fait croire qu'il est un homme battu... La blague pourrait être drôle si des femmes n'étant pas dans cette situation, les hommes violents qui regardent ce film avec leur femme seront vraiment pliés en deux. Pas leurs femmes. Vive le mauvais goût !

L'humour ne vole jamais haut. On prend à espérer un film qui ressemble à ceux des Frères Farrelly de la belle époque (Mary à Tout Prix avec Cameron Diaz) mais non, le film est très prévisible... Trop cliché. Too Much...

Une belle phrase romantique à la fin de film, je vous l'offre par pure générosité :
CAMERON DIAZ : "Ah oui c'est vrai ! Nous avons gagné le jackpot"
ASHTON KUTCHER : "Non ! J'ai gagné le Jackpot !" (dit il en parlant de la belle femme qu'il embrasse...)
Oui chaque épouse est le Jackpot de son époux. Les petites attentions alimentent l'amour, le film rabache ces banalités que tout le monde connait.

Les producteurs (dont Shawn Levy réalisateur de La nuit au Musée (1 et 2)) espèrent pourtant réussir à obtenir le Jackpot au Box Office...

C'est une comédie très classique, qui peut faire rire les moins difficiles.
Un film qu'on peut voir à la rigueur si on n'est pas difficile...

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14 mai 2008

Bataille à Seattle

battaile

Un film qu'on peut voir

Le renouveau du cinéma engagé ?


Bataille à Seattle raconte les conflits qui se sont produits lors des manifestations à Seattle en 1999, lors de la tenue du sommet de l'OMC. Plusieurs jours de guérilla urbaine entre les manifestants (certains pacifistes, d'autres recherchant l'affrontement) et la Police.

Le film suit une dizaine de personnages, des manifestants, des policiers, le maire de Seattle, des journalistes et brosse ainsi un portrait assez violent de ces affrontements.
Le réalisateur éprouvait le besoin de redonner une nouvelle version à ces combats de rues, utilisant des images d'archives et des reconstitutions fictives, Stuart Townsend filme avec la puissance d'un militant, la force du message est primordiale dans ce cinéma là, et avec seulement quelques personnages et des épisodes marquants le spectateur se souviendra de ce film et du combat.

Le film donne envie de découvrir l'OMC, de comprendre ce qu'est vraiment cet organisme surpuissant, présent dans le monde entier. Le film donne aussi l'envie de manifester, de se révolter. On ne veut pas rester assis dans notre fauteuil, dans notre univers préservé quand on assiste à cela. Certaines scènes sont très dures à voir, mais prévisibles, on s'attendait à certains rebondissements.

Le film militant par excellence cherche à inciter le spectateur à se révolter, à tenter de faire quelque chose pour améliorer le monde. Bataille à Seattle retranscrit ce combat déjà presque vieux de 10 ans, et montre que nous, citoyens, pouvons encore faire quelque chose. Le film est bon à voir grâce au talent d'une pléiade d'acteurs connus (Charlize Theron, Woody Harrelson, Michelle Rodriguez, Ray Liotta, Connie Nielsen) qui nous accompagnent pendant toute la durée du film, nous ne les reconnaissons qu'au générique de fin à l'inscription de leur nom, ils étaient tellement bien rentrés dans leurs personnages qu'on les oubliait.

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13 mai 2008

Iron Man

iron_man

Un film qu'on peut ne pas voir

Il y avait dans ce film une pseudo morale insupportable, la lutte contre le mal, la lutte contre les armes... Les armes fabriquées par les américains qui au final se retournent contre eux. Un vendeur d'arme à feu qui se rend compte un beau matin enfermé dans une grotte, pris au piège de violents et de psychopates tueurs, que les armes à feu ce n'est pas bien.
Il va décider de ne plus "vendre son âme au diable", et va créer une armure capable de résoudre tous les conflits. Il ne veut plus vendre des armes mais va ainsi en construire une, de destruction massive. La logique américaine que veux-tu...

Iron Man c'est Tony Stark un type que l'on a envie de haïr, on ne supporte pas de le voir tout réussir, avoir toutes les femmes du monde, avoir la plus belle maison possible... Iron Man c'est un film qu'on a envie de boycotter... Encore une fois les américains ressortent leur petit super héro qui va tout résoudre. On ne peut pas croire une seule seconde qu'un tel super héro existe, alors que Peter Parker semble presque réel, il a ses doutes, ses craintes, ses peurs, ici, tout est possible et réalisable pour ce Tony Stark.
Même de cartonner au box office. En effet, pour un public masculin au cerveau ramolli par la chaleur de l'été qui arrive, Iron Man va plaire, on rigole des petites blagues, on passe un moment agréable si on ne réfléchit pas à ce qu'on voit. Le pouvoir de l'argent, de la réussite, le crédo américain "You can do it" enfonce encore une fois le clou avec ce film... On n'en avait pas vraiment besoin. On peut s'en passer.


On retrouve dans le film les machines incroyable comme dans le film de Michael Bay, Transformer, avec quelques détails différents mais la logique est la même, offrir toujours plus à un spectateur vite lassé, offrir toujours plus de combats, toujours plus de destructions. Et surtout offrir au spectateur un produit sans aspérités, qui cartonne dans tout  le monde...

Posté par ameliebertrand à 17:27 - CINE Critick - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 mai 2008

Teeth

teeth

Un film qu'on peut voir à la rigueur


Un film qui m'a mis en vrac...

Les féministes ont enfin leur film d'horreur culte...

Teeth est un film d'horreur qu'il faut mieux, en tant que garçon, prendre avec second voir troisième degré... C'est un film gore sur une jeune fille qui petit à petit découvre que son vagin a des dents. Vagina Dentata en latin ! Cette découverte surprenante va chambouler sa vie, qui jusqu'alors était parfaitement rangée, elle était la "chef de file du club de chasteté" de son lycée mais elle rencontre un garçon, en tombe amoureuse et fait des rêves érotiques... Il sera dur de respecter la "chasteté" !

Le conte de fée avec son amoureux se termine par un accident facheux, les dents du vagin de mademoiselle coupent en deux le sexe du garçon. Le film fait un peu pornographique raconté comme ça, mais le réalisateur a gardé le mystère, on voit quelques sexes (oui il n'y en aura pas qu'un) sectionnés, des doigts aussi... Ces images chocs placent vraiment Teeth comme un film gore, parce que sans cela on se serait cru dans un film pour adolescents sur la sexualité...

Le film est vraiment bon, intense et diabolique. Le demi-frère de la fille fait très peur, les autres garçons... les pauvres, je les plains ! Le spectateur mâle a très mal pour les garçons du film. Le mâle craint pour son ... intimité, qui est mise à mal dans ce film ...

Teeth est rudement bien mené, le scénariste-réalisateur-producteur (aux idées tordues) distille dans le film une atmosphère inquiétante, le film n'est pas sans rappeler May (un autre film d'horreur US indépendant). Teeth est un film polémique (belle critique du puratinisme américain) trash et politique, il montre en effet une évolution chez les femmes, après plusieurs siècles de persécutions, elles ont enfin grâce à Dawn le pouvoir de se défendre, des dents...

Ne traitez plus jamais mal votre copine elle pourrait vous faire souffrir. Une morale intéressante, la femme reprend le dessus sur l'homme et c'est encore mieux parce que ce film est réalisé et écrit par un homme.

Posté par ameliebertrand à 14:09 - CINE Critick - Commentaires [2] - Permalien [#]
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